Être et rester une Personne
Les fonctions de nutrition et de reproduction suivent des processus très voisins de ceux des mammifères supérieurs ; en revanche les fonctions de relation, ...et pour cause ! sont particulièrement développées et perfectionnées ; ce sont elles qui constituent l'évidence et les principaux caractères de son individualité.
Notre Occident, et notre civilisation, sont imprégnés de la pensée judéo-chrétienne.
La Bible montre l'homme trinitaire, fait à l'Image de Dieu qui est Esprit.
- Il reçoit une « respiration de vie », c'est l'esprit
- L'Homme devint « une âme vivante », c'est l'âme.
Nous retrouvons actuellement spécialement avec l'accompagnement de fin de vie, la dimension spirituelle de l'être, dimension si importante à l'approche de la mort.
Ce dernier est complexe et schématiquement, nous pourrions le décomposer en deux parties, le moi pour à peu près 20 % et l'inconscient pour environ, 80 %.
2. L'inconscient est le lieu de l'énergie pulsionnelle, positive ou libidinale et négative ou agressivité, haine.
Les pulsions correspondraient à des décharges énergétiques, facteurs de motricité et déterminés par la nécessité vitale - nourriture, respiration, sexualité...
Ces forces provoquent une tension dont le but est d'être soulagée, entaînant une sensation de plaisir, une satisfaction.
Tout individu est un être ambivalent avec des pulsions de vie et mort.
Chaque être a ses objectifs à atteindre, ses buts et ses motivations, ce qui lui permet d'évoluer et de mener sa vie.
Des liens se nouent, des interactions s'établissent. Les émotions agissent sur le physique et les maladies physiques affectent le mental.
Aujourd'hui, il y a trois niveaux d'essai d'explication de l'être humain.
Claude Bernard a eu le premier l'idée du principe de l'homéostasie : c'est l'équilibre vital, les organes de l'être vivant travaillent sur ce principe.
2. L'organisation neuro-cognito-motrice adaptative : le cerveau humain fabrique des mnèses (simplement dit "mises en mémoire") qui vont déterminer la motricité adaptée de l'être humain. Nous fonctionnons par l'intelligence et pas seulement avec l'instinct.
La santé est un équilibre, une harmonie à trouver ou à retrouver et à maintenir, influencé par les croyances, la culture et l'environnement.
La santé est l'état où l'être humain satisfait tous ses besoins seul et sans effort.
Virginia Anderson comme Maslow, ont répertorié les besoins fondamentaux de l'Homme, besoins qui demandent à être satisfaits pour se maintenir en équilibre, en santé, donc en autonomie et en interdépendance relative.
Il y a des besoins physiologiques, de sécurité et sociaux.
Lorsque ces besoins de base sont satisfaits, des besoins d'ordre plus élevé cherchent à être pourvus : les besoins de l'ego et la reconnaissance du statut pour arriver à l'accomplissement de soi...

Chaque individu est unique bio-psycho-sociologiquement ; il possède :
- une identité propre, reconnue dès sa naissance
- un statut familial, professionnel, social, une nationalité
- une appartenance religieuse ou pas
- des caractéristiques physiques qui le différencient des autres
- un rythme biologique propre (horloge biologique)
- un besoin d'intimité : l'homme utilise des règles de distance personnelle intime ou sociale dans ses relations interpersonnelles.
L'importance accordée à la vue, à l'ouïe, à l'odorat et au toucher varient selon les cultures et conduit à des perceptions de l'espace différentes. Cela se traduit par la création d'images issues de l'inconscient, images qui n'appartiennent pas à la personne, mais qui ont été transmises naturellement ; Jung parle d'inconscient collectif.
Ainsi dans toutes les espèces, l'individu trouve une originalité personnelle dans le mélange bigarré de la corbeille héréditaire qu'il reçoit en dot, et dont il contribuera à transmettre les pièces originales à ses descendants. J. HAMNURGER
Il mène sa vie en fonction de son milieu, de ses valeurs, ses croyances, ses ressources, son éducation, ses connaissances, ses désirs et sa personnalité.
- l'être humain n'est pas objet à conformer aux désirs d'autrui.
- Il est sujet à informer de la valeur de son être au monde et de rôle irremplaçable d'être pensant, selon ses expériences et ses jugements propres, toujours différents des autres. Françoise DOLTO
Cette affirmation est valable quelque soit l'âge de la personne !
Le vieillard est avant tout un être humain à part entière.
Tout homme est un vieillard en puissance !
La vieillesse n'est pas une maladie
(au sens pathologique du terme) et
la Vieillesse est toujours capable
de gérer son quotidien selon son choix !

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